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mercredi 28 mai 2014

Chère Madame M.

Oui, vous avez bien lu : Madame M. C’est la cousine de Madame B. (la balance). Généralement, c’est elle qui décide. Elle décide si vous allez être belle. C’est elle qui décide quand vous serez prête, si vous pouvez sortir, si vous pouvez être vues. Vous vous réveillez le matin et évitez peut-être même le miroir, tant que Madame M. n’est pas passée. Quelqu’un sonne à la porte ? Pas question d’aller répondre sans Madame M. C’est elle votre image après tout !

Vous l’aurez compris, Madame M., c’est le maquillage. C’est comme si vous n’existiez pas sans elle. Elle a aussi beaucoup de pouvoir. Tout comme celui relégué à Madame B., vous lui avez relégué le pouvoir de votre beauté. Elle a tellement de pouvoir, que sans elle, vous avez honte.


Vous êtes-vous déjà demandés quelle était la fonction de la honte ? Quel est le message qu’elle vous envoie ? Elle vous envoie le message que vous avez peur. Dans ce contexte-ci, c’est la peur du jugement des autres. Vous êtes peut-être aussi en colère. En colère de ne pas pouvoir être vue, telle que vous êtes. D’avoir à répondre à un standard.

À tous les matins, Madame M. demande son dû. Elle vous appelle du tiroir ou de la commode. Peut-être que ce geste est automatique dorénavant. Vous ne vous posez même plus la question, ça fait partie de la routine. Elle est bien intériorisée Madame M. Vous ne pouvez plus exister sans elle.

Où est le problème ?
Pourquoi le concept de Madame M. et non juste le plaisir du maquillage ?

Je crois que le but, c’est justement de se poser la question. De trouver où se trace la frontière. Quand le plaisir de se maquiller se métamorphose-t-il en obligation de répondre aux exigences de Madame M.? Exigences, depuis longtemps, obligées par la société, afin de répondre aux standards.

En termes théoriques : on se doit de réfléchir sur la pression liée à l’image corporelle des femmes.

La clé, c’est d’être capable de se trouver belle même au naturel. S’accepter, telle que l’on est. Être capable d’avoir confiance en soi, sans maquillage. Comprendre et intérioriser le fait que notre valeur ne s’arrête pas à notre apparence. Se connaître et savoir exprimer sa personnalité réellement, sans la béquille que peut être le maquillage. Soyons créatifs !

Ces réflexions, c’est le but de la journée sans maquillage qui se tiendra le 28 mai prochain.

Madame M. fait-elle partie de votre vie ? Quel pouvoir lui avez-vous relégué ? Participerez-vous à cette journée ?

Chère Madame M., le 28 mai, je n’irai pas te voir, et je sortirai de la maison sans toi. Je ne verrai malheureusement pas mes élèves au cégep, la session étant finie (youpie !), mais j’irai voir mes collègues, irai travailler, magasiner, me promener. Je le ferai la tête haute, je regarderai les gens dans les yeux et je sourirai. Je n’aurai pas honte. Tu n’as pas ce pouvoir sur moi.

L’image corporelle, ça vient du cœur, et non de toi.


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