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dimanche 21 juin 2015

Quand la fête des mères ou la fête des pères prend un tout autre sens…


Le jour de la fête de Mères et de la fête des Pères, les médias, les médias sociaux, les amis, la famille, tous sont centrés vers un seul et unique objectif : remercier et souligner la présence d’une personne chère. Un parent.

Les messages sont clairs : gratitude, remerciements, amour.

Par contre, pour plusieurs personnes,
le parent peut avoir une toute autre signification.

Qu’arrive-t-il aux personnes qui ont été abusées ? maltraitées ? abandonnées ? Que cette maltraitance et ces abus aient été physiques, sexuels ou psychologiques, que le niveau de malaise vécu ait été de 10 ou de 100 %, la réalité est que plusieurs personnes ont grandi dans des milieux dangereux, invalidants, envahissants, stressants.

Ces journées de fête peuvent être source de grande anxiété.


Devrais-je me sentir coupable de ne pas avoir envie de fêter mon  parent ?
Ou au contraire, devrais-je me sentir coupable d’avoir envie de le fêter ?
Dois-je aimer à tout prix mon parent ?
Dois-je oublier ce dont j’ai été victime, l’espace d’une journée ?
Suis-je obliger d’appeler mon parent aujourd’hui ?
Et que fais-je avec tous ces souvenirs qui remontent à la surface…

Ces journées de fête peuvent faire surgir plusieurs émotions contradictoires et il peut être très difficile de tout démêler.

La peur du parent…
La culpabilité liée à un événement…
L’incompréhension de son passé…
La frustration de n’avoir eu un meilleur parent…
La tristesse liée au sentiment de solitude…
Le besoin d’avoir un parent…
L’amour du parent…







Source : http://www.mortylefkoe.com/positive-emotions/

Il peut être facile de se perdre dans les conseils de l’entourage aussi :

« Tu n’as qu’une seule mère/un seul père, tu lui dois respect »
« Peux-tu tourner la page, ne serait-ce que l’espace d’une seule journée »
« Ton parent a fait du mieux qu’il peut, comprend-le »
« Tu peux oublier ça maintenant qu’il/elle est décédé/e »

Quoique ces messages aient pour but de vous aider, au contraire, ils invalident souvent les émotions ressenties et vous pourriez ne pas vous sentir écouté, épaulé, soutenu. 

Voici quelques outils afin de vous aider à démêler ces émotions, ces souvenirs et ces pensées :

  • Entourez-vous de personnes de confiance, avec qui vous vous sentez bien, avec qui vous vous sentez écouté ;
  • Identifiez les émotions ressenties ainsi que le besoin présent ;
  • Écrivez une lettre au parent (qui ne serait pas obligatoirement remise), dans laquelle vous écrirez, sans censure, ce que vous ressentez ;
  • Prenez un temps pour vous, accueillez vos émotions sans jugement, quelles qu’elles soient ; 
  • Procurez-vous le livre « Je réinvente mavie » et lisez-le, à votre rythme ; 
  • Pratiquez la méditation ;
  • Faites appel à une aide professionnelle


Rappelez-vous que vos émotions, qu’elles soient agréables ou désagréables, sont présentes. Elles font parties de vous et vous envoient un message. Aujourd’hui est peut-être le moment de les entendre, de les écouter, de les comprendre.

Quelles qu'elles soient, vos émotions sont là et vous avez le droit de les ressentir. Demandez-vous « qu'est-ce que mon corps est entrain de me dire ? »

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